Service d'information | 10.01.2013

La prise de position œcuménique des Eglises de 2005 visant à protéger le dimanche n’a rien perdu de son actualité.




Justice et Paix | 30.09.2010

Verlautbarung der Schweizerischen Nationalkommission Justitia et Pax


Justice et Paix | 27.01.2010

Justice et Paix à propos de la pauvreté en Suisse


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Justice et Paix | Communiqué de presse | 06.11.2006

26 novembre: oui à la Loi sur les allocations familiales

Reconnaissance unifiée du travail éducatif et des coûts liés à la formation

La Commission Justice et Paix de la Conférence des évêques suisses soutient le projet de Loi sur les allocations familiales. Nous saluons positivement l’harmonisation des allocations familiales grâce à l’introduction d’un montant minimum de 200 francs, respectivement de 250 francs par enfant, dans toute la Suisse. Il s’agit là d’une forme de reconnaissance et de solidarité de notre société à l’endroit du travail éducatif et des charges liées à la formation, tout particulièrement dans un contexte où les enfants sont, de plus en plus, un facteur d’appauvrissement.

Le Message des Eglises publié en 2001 à l’occasion de la consultation œcuménique sur l’avenir social et économique de la Suisse, intitulé « L’avenir ensemble », caractérise la situation des familles de la manière suivante : « Le désavantage financier et tout particulièrement la pauvreté des jeunes familles et des familles nombreuses interpelle la perception même de la solidarité dans notre société [47]… C’est pourquoi des allocations pour enfants beaucoup plus importantes qu’aujourd’hui sont nécessaires. »[67] Justice et Paix plaide donc pour un oui à la loi lors de la votation du 26 novembre 2006.

Selon diverses études, plus de 250 000 enfants vivent en Suisse au-dessous du seuil de pauvreté. Cet état de choses comporte, pour les intéressés, des désavantages quant à leurs chances de formation, quant à leurs possibilités de vie et de travail. Il y a lieu de combattre la pauvreté des familles de diverses manières. Une allocation familiale dont le montant minimal est uniforme obéit à cet objectif et élimine les injustices les plus graves dans le droit en vigueur.

Nous estimons que ce projet est un compromis acceptable du point de vue financier et relevons en particulier que les personnes sans activité lucrative non assurées à l’AVS ainsi que les indépendant-e-s ne bénéficieront pas de ces allocations familiales. Il s’agira de rester attentif à cette lacune.

L’harmonisation de la réglementation répond aux exigences actuelles liées à la mobilité croissante ainsi qu’à des structures familiales et à des modes de vie en transformation. En considérant les changements démographiques de notre société, il s’impose de toute urgence d’assurer aux familles un soutien solidaire, également dans leur travail éducatif.

C’est pourquoi nous recommandons d’accepter le 26 novembre la Loi sur les allocations familiales.

Renseignements:
Wolfgang Bürgstein
031 382 01 29 / 078 824 44 18
wolfgang.buergstein@juspax.ch